Pollution, air salin, ruissellement et stagnation des eaux, corrosion d’éléments métalliques à l’intérieur des maçonneries… Morceau de pierre tombé d’une façade, puis un balustre de l’escalier d’honneur… il était grand temps de procéder à des travaux de restauration pour la conservation de l’Hôtel de Ville.
Monument classé en 1861, le batiment a fait l'objet d'une étude exhaustive, préalable à la restauration de toutes les façades intérieures et extérieures, et menée par Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments Historiques, qui assurera également la maîtrise d’œuvre des travaux de restauration.
Enlèvement des sels, nettoyage au laser et micro-gommage, introduction de bactéries dans la pierre pour leur redonner une structure plus solide, le travail de restauration et de conservation est particulièrement délicat.
Petit repère historique :
En 1298, cinq maisons sont achetées pour loger l’échevinage. A la construction de l’Hôtel de Ville, en 1498, vont s’ajouter des travaux importants ainsi que l’extension. En 1830, ouverture de la place de l’Hôtel de Ville. 1861, classement au titre des Monuments Historiques suivi de grands travaux dirigés par J. Lisch dès 1876. De 1904 à 1909, de 1922 à 1924, de 1935 à 1938 et de 1960 à 1979, travaux de restauration, consolidation, charpentes, couvertures. Les derniers travaux ont eu lieu en 2002 avec la réfection de la tourelle Nord-Ouest.