La Ville de La Rochelle, en avance, s'est dotée d'une Charte pour le renforcement de la démocratie participative (2002) signée conjointement par les comités de quartier et la municipalité, et d'une personne ressource pour centraliser, coordonner et traiter les demandes.
Signe de l'importance accordée aux quartiers, il y a au sein du conseil municipal une délégation aux comités de quartier confiée à Nanou Jaumouillié. Elle reconnaît que les relations avec les comités de quartier ne sont pas toujours un long fleuve tranquille mais que "les échanges réguliers influent sur les décisions des élus. Ils n'ont pas forcément le même regard mais sont le plus à même en tant qu'usagers de pointer les problèmes et de proposer des solutions de bon sens. De par leurs activités, ils créent du lien social, ils favorisent le vivre ensemble, le sentiment d'appartenance à un espace commun."
Aujourd'hui, il n'y a pas de quartier sans comité. Tous affichent la volonté de défendre les intérêts de leur espace commun, comme en attestent les appellations d'origine, mais leur volonté est aussi de développer l'entraide et le lien social. A La Rochelle, pas d'équivoque: les comités de quartiers sont indépendants. La municipalité ne leur attribue pas de subvention, mais leur met à disposition des locaux ou des salles de réunion.
La Charte pour le renforcement de la démocratie participative a institué trois conseils de secteur. Aujourd'hui, après sept ans de fonctionnement, beaucoup de voix s'élèvent pour que leur rôle soit plus clairement défini. Des réunions sont déjà prévues à cet effet. L'échange citoyen n'est pas prêt de s'éteindre !